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Revue de Presse

Revue de Presse

Extraits choisis

Libération (mars 1977)

Il a baroudé dans le ciel des déserts, Charles Louis La Salle. Un nom qui devait éblouir Aragon qui a écrit : « Charles-Louis, un nom superbe qui vaut bien un continent découvert, un nom dont je ne sais que dire sans m’en brûler les lèvres, comme assis devant la lumière… »

Le Figaro (mars 1977)

Marseille lui a fait fête. À lui le cadre prestigieux de la Vieille Charité. À lui l’enthousiasme panégyrique d’Aragon.
Adopté par la ville, considéré comme l’enfant du pays, Charles-Louis La Salle, dont c’est la première grande exposition en France, se demande s’il ne rêve pas. Rester lucide, garder la tête froide sous tant d’éloges ne sont pas chose facile ! En fait ce jeune peintre a trouvé un style, son style. Ses toiles récentes ne laissent aucun doute à cet égard…C’est puissant, bien suggéré et presque toujours stylisé, poétisé.

Var Matin (mars 1977)

La rencontre émerveillée d’un peintre et d’un poète, Charles-Louis La Salle et Louis Aragon. Depuis Baudelaire rencontrant Turner, jamais peut-être encore n’avions nous assisté à une telle osmose entre un peintre et un poète. Et avec Charles Louis La Salle, la Vieille Charité devient la Charité Neuve. Charles-Louis La Salle est un peintre-peintre si total que ses palettes successives portent la marque indélébile des grands du passé.

Nice Matin ( mars 1977)

Charles Louis La Salle a exposé à Marseille et Arles. Nul n’est prophète en son pays. C’est Louis Aragon qui en parle le mieux. « Je salue par son nom superbe Charles-Louis La Salle. Après Picasso, Matisse, toutes ces ivresses que j’avais ressenties.

Le Provençal (mars 1977)

Aragon à Marseille. Le grand poète inaugure à la Vieille Charité l’exposition La Salle. Les marseillais vont avoir le privilège de découvrir l’œuvre d’un peintre poète, Charles Louis La Salle.

Le Méridional (mai 1980)

Le Méridional (mai 1980)
Un Centre d‘échanges culturels méditerranéens et d’art contemporain inauguré à Marseille par Edmonde Charles-Roux. Cette inauguration est doublée par une exposition d’œuvres de Charles Louis La Salle dont pierre-Jean Rémy a pu écrire qu’il peint l’instant d’après, mais que les provençaux connaissent surtout pour son Saint-Jacques de Compostelle qui est une merveille de force et de légèreté.

Nice Matin ( mars 1980)

La Salle, c’est l’homme, la jeunesse, les oiseaux de notre ciel qu’il chante comme personne, par le beau temps ou les orages. Mais l’essentiel, c’est comme sur lui, sur ceux qu’il a peints, le linge se déchire comme si c’était de la chair, comme si la force l’arrachait à lui-même. Comme s’il n’y voyait que la longue attache des tendons. La Salle c’est la solitude. Cette solitude diversement traversée, dans le ciel, les océans, les orages, la pleine terre. Et il semble presque toujours peindre la solitude. Les solitudes.
« Ne lui demandez pas ce qu’il peint, écrit de lui Aragon. Vous n’avez qu’à regarder. À l’heure qu’il est, il n’a d’yeux que pour les escaliers. »
La Salle a mis le pied sur la dernière marche. Celle qui conduit au podium pour la consécration.

L’Humanité (février 1981)

À la galerie Corine Martin, exposition du peintre favori de l’immense Louis Aragon, Charles Louis La Salle. Découverte d’un nouveau grand talent rebelle.

Le Progrès ( février 1981)

Quel que soit le jugement des visiteurs de la galerie Corine Martin à propos de l’incroyable exposition dédiée au peintre La Salle, ils ne pourront manquer d’être impressionnés par la force étrange des personnages qui semblent se libérer d’une enveloppe charnelle devenue entrelacs métaphysique de rubans, par la poétique harmonie des compositions…

Libération (octobre 1983)

La Salle a lui aussi changé de matière. De l’huile ou de la gravure sur cuivre, il est passé à l’acier. Ses lieux et univers s’en portent encore mieux. Des lieux de passage, maquettes, escaliers, paliers, des murs lisses et nus, tous intemporels, calmes et faussement immobiles. La scène est là, sans qu’on sache ce qui s’y est passé, ni ce qui s’y passera. Le sous-jacent est roi, l’attente reine, le mystère et le rêve jouent et gagnent.

Poche-soir ( octobre 1983)

Charles-Louis La Salle, qui de son atelier du Mont Faron domine la rade de Toulon, vient d’investir Marseille en commençant par les voutes blanches de la Vieille Charité. Blanche comme les linges qui, dans ses plus récentes toiles, se déroulent autour de corps athlétiques pour nous montrer qu’en dessous il n’y a rien que l’espace. Façon tragique de dire que l’habit ne fait pas le moine et la robe la fée. Et que sous les apparences, celles du corps et celles des paysages, il n’y a rien encore que d’autres reflets… Aragon préface cette expo La Salle. Il dit de lui : « Les vrais peintres sont des poètes. Charles-Louis La Salle est un poète. »

Art Sud ( mai 1987)

À la recherche du Romantisme Baroque
Le bruit intense du trafic se fait soudainement plus lointain. En cette fin d’après-midi napolitain, jusqu’aux pigeons qui semblent vouloir jouer à cache-cache avec les palmiers, les lauriers ou les palétuviers géants du jardin de l’Institut français. Quelque étrange ilot de verdure placé incongrument au cœur d’une cité de feu où la silhouette de Maradona, premier au hit du Calcio, la dispute à celle de San Genaro, premier au hit de tutti i santi.
Ici sans doute plus qu’ailleurs encore, l’œuvre de Charles-Louis La Salle apparaît comme le réceptacle du Romantisme Baroque. Cette mélancolie latine extrême, en contradiction avec les images qui remontent sans cesse du Sud profond. Comme l’interpellation de l’intellec ou de l’âme à la manière d’un souvenir doux et tendre plutôt que moite et aigre.
D’escaliers secrets en portes majestueuses, un univers romantique et baroque enfin révélé.

Revue ART SUD 1987